Les brocanteurs professionnels, qui vivent des foires et brocantes mais n'ont aucune information sur leur avenir, lancent un cri d'alarme.

Pas de rues parsemées de brocanteurs, ni de chineurs flânant entre les pièces de collection. Les amateurs s'étaient certes fait une raison, dès le début de la crise du coronavirus et du confinement mis en place pour enrayer sa progression... mais voir les allées désertes en ce début mai n'en fait pas moins mal au cœur. Quant aux professionnels, ils craignent de voir cette situation perdurer après le déconfinement.

Côté public en tout cas, la manque est réel. "Vivement que tout revienne à la normale car cette année, c'est la cata", regrette Michèle, tandis que Virginie a "hâte que tout cela soit derrière nous et que l'on reprenne la route des brocantes".

"Une année sans"


Et côté organisateurs ? "À l'heure où je vous parle, on devrait être en train de tracer les emplacements pour les gens", nous confiait hier une Cucquoise, à la tête d'une association de quartier. La brocante, plutôt modeste, rassemblait près de 120 exposants chaque année. "Tant pis, ce sera une année sans. Ça n'engage pas la survie de l'association, mais c'est de l'argent qui devait servir à nos actions sociales, comme le Noël des enfants."

En revanche, d'autres associations sont dans le rouge. "C'est la survie du club qui est en jeu", glisse Anthony Cocquel, qui s'occupe de l'équipe amateur du Volley Ball Club de Cambrai. "Une brocante comme ça, ça fait rentrer 4500 euros dans la caisse". La sienne, organisée ce dimanche 3 mai, a été reportée au 6 septembre.

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